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Les crayons du Canard

Jean Oberlé

1900 - 1961

Sa participation au Volatile : 1919 à 1920

Jean Oberlé à la pipe  

par Jules Pascin

1922

Jean Oberlé, né le 12 janvier 1900 à Brest et mort le 2 mars 1961 à Paris, est un peintre et illustrateur français.
Jean Oberlé illustra une vingtaine d’ouvrages contemporains et travailla pour différents journaux ou magazines parisiens, dont Le Crapouillot, de façon assez importante, et plus ponctuellement au Canard Enchaîné. Il illustre par exemple en 1924 Le Prix Lacombyne de Renée Dunan, dont il publie la même année un portrait dans l’hebdomadaire illustré Le Carnet de la semaine.
Il rencontra tous ceux qui comptaient dans le Montparnasse des années 1920. Une profonde amitié le liait à Max Jacob, dont il peint le portrait à plusieurs reprises.
Il obtient le prix Blumenthal en 1934.
En 1940, il se trouve à Broadcasting House avec Jean Marin et Paul Gordeaux quand le général de Gaulle prononce en leur présence l’appel du 18 juin. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est l’un des animateurs de l’équipe de la France libre à Radio Londres. Créateur de multiples slogans, on lui doit le fameux : « Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand ». A la Libération, de retour en France il est fait chevalier de la Légion d’honneur (il était déjà chevalier de l’Ordre de la Couronne de Belgique) par décret du 23 avril 1946.
Illustrateur plein de fantaisie et d’à-propos, il fut l’une des figures de l’après-guerre.
Il a été le compagnon de la parfumeuse Germaine Cellier (elle vivait dans son appartement du 19 rue de Lille).
Dès son premier numéro paru le 17 novembre 1945, il fait partie du comité de rédaction de l’hebdomadaire Bref, créé par l’équipe française de la BBC, reconstituée à cette occasion. Sa photographie, comme celle d’autres collaborateurs, apparaît en quatrième de couverture des trois premiers numéros. Il y collabore aussi bien comme illustrateur que comme journaliste.
Jean Oberlé repose au cimetière de Vaucresson dans les Hauts-de-Seine.                                                         source: Wikipédia
A l’occasion de la sortie du livre de Jean Oberlé, LA VIE D’ARTISTE, Henri Monier déclare dans le Canard Enchainé du 18 avril 1956:
(…)
Né avec le siècle, Oberlé nous campe, de main de maitre, les derniers aspects de la belle époque, dont il fut le témoin ébloui. Puis, c’est la vie de caserne, grise et maussade, menée de front avec débuts prometteurs dans la carrière pleine d’aléas de dessinateur de journaux. Une de ses premières collaborations fut notre « Canard Enchaîné », où, pour la joie de nos vieux lecteurs, il trouve un exutoire aux petits ennuis de la vie de Bidasse. Sa bonne étoile lui vaut l’amitié et les conseils des maîtres les plus réputés du crayon et de la plume : l’inimitable Gus Bofa, Dignimont, Chas-Laborde, trop tôt disparu, Derain, Carco, Galtier-Boissière, surtout, qui lui ouvre avec les Colonnes et les truculents dîners du « Crapouillot », les portes de la renommée.
Sous ses airs cascadeurs, parfois un peu « vachards », Oberlé cache un immense fond de tendresse qui, à chaque page, éclate, dédié ses copains, aux peintres, qu’ils soient ou non notoires, à la peinture, surtout.
Est-il besoin de rappeler cette période de notre histoire où son verbe incisif clamait nos espoirs, balayant les tristes calembredaines des bourreurs de crânes de tout acabit de la radio allemande ou collabo ? Ce séjour à Londres, sans fards. il le retrace et l’un des moindres mérites du livre n’est pas le défaut de faciles « cocoricos », ni la méprisante indulgence dont il témoigne vis-à-vis de ceux qui s’étaient placés de l’autre côté de la barricade.

Oberlé déguisé en petit cousin du marié 

vu par lui-même

Le Crapouillot, 1 août 1923

Oberlé  

vu par lui-même

Le Journal, 4 avril 1936

Oberlé 

par Siss

Dico Solo, Catherine Saint-Martin – Té.Arte