EXPEDITION SOUS 24H

 ENVOI SOIGNÉ

LIVRAISON OFFERTE À PARTIR DE 15€

PAIEMENTS SÉCURISÉS

N° 44 du Canard Enchaîné – 2 Mai 1917

79,00 

L’article intitulé « Voix d’outre-tombe » signé par Lucien Descaves, publié le 2 mai 1917 dans Le Canard enchaîné, s’attaque avec un mélange d’ironie et d’indignation à la censure et à la destruction de la vérité historique pendant la guerre. Descaves, connu pour son verbe acerbe et son engagement contre les injustices, s’appuie sur l’actualité littéraire pour pointer les absurdités du temps de guerre.
Il évoque avec malice l’initiative de Paul Ginisty, qui publie une anthologie des grands articles journalistiques, tout en soulignant l’impossibilité pratique de faire paraître un recueil conséquent en pleine guerre : « Le papier est trop cher pour que l’on se divertisse à faire paraître un recueil de feuilles blanches. » Cette saillie illustre la tension permanente entre le contrôle étatique de l’information et la quête de vérité.
L’allusion aux coupures de presse et à l’omniprésence de la censure renforce cette critique. Descaves note que « tout ce qui a été coupé repoussera, comme par enchantement, un jour ou l’autre. » Par cette image, il affirme sa confiance dans la capacité des faits à émerger, malgré les tentatives d’occultation.
Descaves en profite pour rendre hommage à plusieurs figures majeures du journalisme, comme Gracchus Babeuf ou Benjamin Constant, tout en regrettant que des auteurs comme Claude Tillier soient négligés. Ce choix souligne l’importance de préserver une mémoire littéraire et journalistique qui soit fidèle aux idéaux de liberté et de justice.
Enfin, Descaves dénonce avec un humour caustique les « bandes noires » industrielles qui détruisent les monuments historiques au nom du profit. En liant ces destructions aux violences de la guerre, il dresse un parallèle entre les ravages physiques et les atteintes au patrimoine intellectuel et culturel.
En somme, cet article est un cri d’alarme : contre la censure, contre l’effacement de l’histoire et contre la marchandisation du passé. Descaves, en journaliste engagé, rappelle que les vérités finissent toujours par éclater, même « après un séjour infini au fond du puits ».

Si vous désirez voir le détail d'une pochette, merci de cliquer sur un des liens:

En stock

Choix de la pochette ( offerte )

Aucun Pochette Laurent LOLMEDE Pochette Fabrice ERRE Lucien Laforge - L'oie Lucien Laforge - L'idiot Pochette Laurent LOLMEDE

Nos Exemplaires du Canard Enchaîné sont archivés dans de bonnes conditions de conservation (obscurité, hygrométrie maitrisée et faible température), ce qui s'avère indispensable pour des journaux anciens.

Lumière : obscurité complète. Les UV agissent sur la lignine du papier et opèrent un jaunissement, souvent visible sur des journaux pliés et empilés, ne voyant la lumière du jour que sur la tranche...Le jaunissement s'accentue avec le temps et rend le papier cassant (casse de la fibre de cellulose) et fragilisé au bout de quelques années.

Hygrométrie : le taux est compris entre 45 et 65 %. Un taux trop bas entraîne un dessèchement du papier, ce qui le raidit et le rend cassant. A l'inverse, un taux trop élevé peut favoriser l'apparition de traces de moisissures.

Faible température : la température idéale pour la conservation de vieux papiers est comprise entre 16 et 20°C. Une température trop élevée peut aussi assécher le papier et le rendre cassant jusqu'à l'émiettement et accélérer les processus chimiques de dégradation du papier. Une température trop faible favorise l'augmentation du taux d'hygrométrie.

Tous les numéros sont stockés à plat et pliés seulement en 2 (le pli est horizontal). Le pliage en 4 est à proscrire : le papier est fortement fragilisé à la jonction des deux plis, formant après quelques années un trou, au milieu de chaque page...). A fortiori, les pliages en 6 ou en 12 (longtemps utilisé pour les expéditions) génèrent d'importants dégâts sur le papier, dans le temps.

Certains numéros parmi les plus anciens sont archivés pleine page dépliée. La pliure centrale des fascicules, déjà présente lors de leur diffusion et de leur vente, constitue souvent une zone de dégradation accélérée du support : on y observe un jaunissement précoce du papier, signe d’une acidité et d’une fragilité importante. Le maintien de cette pliure ne fait qu’accentuer le processus de dégradation, et se traduit par des risques élevés de déchirures à la manipulation.

Les photos des Unes présentées sur le site correspondent à celles des exemplaires originaux proposés à la vente, ou celle d'exemplaires de qualité de conservation équivalente. Elles sont prises en lumière naturelle, sans filtres, les teintes visibles à l'écran pouvant ne pas refléter parfaitement celles du papier.

Les numéros d'avant-guerre, plus rares et donc proposés en quantités limitées, présentent souvent une usure, une fragilité plus importante. Les traces du temps, telles que jaunissement lié à l'insolation ou simplement la lumière, rousseurs, traces d'humidité, plis marqués, cassures du papier fréquemment dans les coins ou le long des plis, se sont plus ou moins installés sur ces publications dont le papier approche le siècle d'âge.

Les collections de journaux non reliés présentent un fort risque de dégradation. Conservés en liasses, parfois ficelées, les fascicules sont en effet particulièrement sensibles aux contraintes mécaniques (tassement, pliures). Hormis les numéros d'avant-guerre, devenant relativement rares, les autres numéros sont écartés de notre stock dès lors qu'ils présentent ces défauts impossibles à corriger, comme des pliures marquées, jaunies ou cassantes, notamment en verticalité du journal.

Les numéros les plus anciens (de l'origine aux années 30), ont pu faire l'objet de restaurations, en fonction des besoins et dans les règles de l’art : réparations de déchirures, petits trous, renforcement des marges et des plis centraux au moyen de papier type Filmoplast, sans acide, reprise des faux plis au fer chaud.

L’évolution du format du Journal dans l’histoire :

De 1916 à 1921 :                          31 X 43 cm - 4 pages -

De 1921 à 1940 :                          37 X 54 cm - 4 pages -

De 1944 à 1948 :                          30 X 43 cm - 4 pages -

Quelques très rares numéros sur 2 pages entre 1939 et 1945, impactés par la censure.

Le Canard ne retrouve son format d'avant-guerre qu'en 1948 :

De 1948 à 1957 :                          38 X 60 cm - 4 pages* -

De 1957 à 1966 :                          38 X 60 cm - 6 pages* -

De 1966 à 1987 :                          38 X 60 cm - 8 pages* -

De 1988 à 2004 :                          36 X 58 cm - 8 pages* -

*hors numéros spéciaux